Dématérialisez !

L’heure du tout numérique est arrivée !

Les utilisateurs d’Internet, presque 30 millions en France, sont habitués à gérer des fichiers numériques, que ce soit de simples documents, des photos ou des vidéos. Ceux-ci gèrent leur recherche d’informations, achètent, vendent, louent, réservent, payent.

Les entreprise en avance

Les entreprises, elles, fonctionnent maintenant surtout avec Internet, elles communiquent avec les emails, les calendriers, les pièces jointes et la téléphonie IP en interne et avec leur site Web en externe. Bien souvent, même si ceci se caractérise principalement chez les plus grosses d’entre elles ou les plus baignées dans le contexte d’Internet, elles ont déjà commencé à dématérialiser. Les recherches de postes, la gestion des congés, les achats de transport, les conférences, les formations, la gestion des heures facturées… Certaines ont même déjà dématérialisé les salaires, factures et/ou contrats.

L’état fait bonne figure

L’état lui-même, bien souvent en retard dans les grandes transitions, s’est mis à l’heure du numérique. Car en effet, il y a vu tout son intérêt. Une disponibilité 24/7 de l’information et du service, une baisse des besoins en personnel, une plus grande rapidité de gestion et une baisse des coûts non négligeable. Ainsi tout un chacun peut maintenant communiquer avec l’état via email, s’informer sur l’ensemble des sites Internet proposés pour des horaires, des conseils, des procédures, des formulaires… Nous pouvons payer en ligne, réclamer, déclarer…

Le citoyen, maillon faible ?

Dans toute cette chaine numérique, il reste cependant un maillon faible, le citoyen, qui n’est pour l’instant qu’à la marge du numérique et qui ne le suit que parce qu’il y est poussé par les sociétés et l’état. Mais tout ceci doit changer, tout ceci va changer.

Citoyen, il te faut maintenant passer à l’heure du numérique dans son intégralité. Préférez les documents numériques aux documents papier, que ce soit pour vos factures, pour vos salaires, pour vos contrats, pour vos déclarations.

Prenez l’ensemble de vos documents importants existants et utilisez l’une des nombreuses super imprimantes 4 en 1, qui va vous permettre de tout numériser en un clic de bouton.

Ensuite, triez, classez, sauvegardez et archivez vos documents pour vous en servir le jour où vous en aurez besoin. Mais faites attention, certains documents peuvent être sensibles, ne les égarez pas.

Liste de documents importants

Dans cette revue de documents, nous pouvons citer :

  • Les factures : Telecom, Electricité, Gaz, services à la personne, gros paiements (voiture, maison)…
  • Les documents personnels : Carte d’identité, Passeport, Permis de conduire, Carte Vitale…
  • Les bulletins de salaire,
  • Les actes notarials,
  • Les documents émanants de l’état.

Comment gérer cette masse de données ?

Avec une masse d’informations si importante, il va falloir apprendre à tout gérer, selon certaines contraintes :

  • Une sécurisation optimale des données : pour ne pas les fournir au premier inconnu qui passe, mais également pour ne pas les perdre,
  • Un acces à tout instant de partout : car c’est également l’objectif de la dématérialisation,
  • Une mise à jour rapide et facile : car de nouveaux documents et besoins apparaissent chaque jour.

Internet ou clé USB ?

Si la clé USB possède des avantages non négligeables, elle a un gros inconvenient, elle a de grosses probabilites d’être perdue ou cassée. Ce qui peut s’avérer catastrophique.

Concernant Internet, il va vous falloir un site répondant à toutes les contraintes et ici la sécurite peut restreindre l’utilisation d’un grand nombre de sites. Il vous faut un gros espace de stockage, environ 1 Go, voire un peu plus (et peut-être beaucoup plus dans 5 ans). Un espace facile d’accès mais bien sécurisé, une sorte de coffre-fort, et surtout simple d’utilisation pour l’ajout de nouveaux documents. Et c’est ici que nous retrouvons les entreprises et plus particulierement les banques, qui ont déjà réfléchi à la question et qui commencent à proposer leurs offres.

Un coffre-fort numérique

Puisqu’elles savent que vous avez ce type de besoin (elles l’ont également) et que vous avez un accès Internet vers votre compte en ligne, celles-ci proposent des coffres-forts numériques pour y stocker toutes vos données. Un moyen simple et peu coûteux (pour elles) d’engranger plus d’argent en élargissant un peu leur business.

Vous pourrez ainsi, de partout dans le monde, récupérer une photocopie de votre passeport ou de votre permis de conduire si vous l’avez perdu (ce qui n’est pas une preuve suffisante, mais peu vous aider dans de nombreux cas). Vous pourrez aussi envoyer une copie de votre diplôme a votre nouvel employeur, même si vous êtes au bord de la plage pour les vacances.

Notre vie numérique n’est qu’à son commencement, préparez-vous à entrer dans un autre monde.

FonShare : Le cloud appliqué aux téléchargements

Il y a quelques temps, j’avais posté un article sur l’arme ultime anti-Hadopi.

Apres mûre réflexion, j’ai abouti a un concept qui commence à prendre forme et qui devrait concrétiser les dires de mon précédent post.

Pour marier téléchargements privés et réseaux sociaux, il faut impérativement un serveur personnel fournissant du contenu. Un serveur FTP fait parfaitement l’affaire mais la fonera 2 semble être l’outil idéal pour valider le concept.

  • Prenez donc une fonera 2, branchez un disque dur et fournissez quelques fichiers a votre serveur FTP accessible sur le web.
  • Inscrivez-vous au service FonShare (pas encore déployé, prenez patience) et remplissez les informations concernant votre fonera.
  • Créez un groupe ou rejoignez un groupe existant.
  • Visualisez les fichiers de ce groupe et choisissez ceux que vous souhaitez télécharger,
  • Patientez pendant le téléchargement entre les foneras, puis profitez de vos nouveaux fichiers téléchargés.
  • Partagez avec vos autres groupes les nouveaux fichiers téléchargés.

Voici quelques schémas décrivant les détails techniques du projet.

Cloud Concept of groups between servers

Cloud Concept of groups between servers

Le service FonShare permet de créer des groupes de serveurs et de partager les fichiers entre ces serveurs.

File Sharing Concept between groups

File Sharing Concept between groups

Ainsi comme on le voit sur le schéma précédent, l’utilisateur de la Fonera 1, par l’intermédiaire du service FonShare,  a accès à l’ensemble des  fichiers des serveurs des groupes 1 et 2. Soit dans  l’exemple, 6 serveurs.

File Download Concept from one server to another one

File Download Concept from one server to another one

Lorsque l’utilisateur souhaite télécharger un fichier, il sélectionne le dit fichier a partir du service FonShare et lance le téléchargement. FonShare envoie une commande FTP aux 2 serveurs. Le premier pour envoyer le fichier au deuxième serveur, le second pour le recevoir. Le fichier transite alors d’une fonera à une autre, il n’y a aucun intermédiaire.

File Transfer Concept between servers

File Transfer Concept between servers

Ainsi un fichier transite d’un serveur privé à un autre, uniquement par des connexions privés, point a point. En fonction du nombre de groupes, du nombre d’utilisateurs dans chaque groupe et du nombre de fichiers sur chaque serveur, un utilisateur peut avoir accès à un très grand nombre de fichiers.

Prenons maintenant une hypothèse. Vous êtes utilisateur de FonShare et vous avez rejoint 3 groupes de 4 personnes en moyenne,  chacun mettant environ 50 Gigaoctets de données en partage. Vous avez alors un accès direct à une base de 3 x 4 x 50 Go de fichiers, soit quelques 600 Go tout de même. Rejoignez un groupe plus important et vous démultipliez la quantité de données accessibles.

Points positifs du service :

  • Connexion privée entre 2 serveurs, non visible de l’extérieur,
  • Les fichiers résident uniquement sur les serveurs personnels et ne sont transférés qu’entre les serveurs,
  • Les utilisateurs d’un groupe ne connaissent pas les informations de connexion des serveurs personnels des autres membres du groupe et n’ont aucun moyen de les connaitre,
  • Les accès aux autres serveurs personnels sont en lecture seulement, l’écriture est disponible uniquement sur son propre serveur,
  • Les transferts entre serveurs ftp sont rapides. Un fichier de 700 Mo est théoriquement transférables en moins de 2 heures à 100 Ko/s, moins de 25 minutes à 500 Ko / s.
  • Vous pouvez à tout instant rajouté un groupe ou supprimé un groupe.
  • Pas de trace.

Points negatifs :

  • Les transferts sont limités à la capacité d’upload des utilisateurs,
  • Le système est encore assez technique et ne peut pas etre utilisé par le quidam moyen,
  • Il faut avoir des amis et des amis de confiance,
  • Il faut des sources extérieures pour alimenter les serveurs personnels.

La qualité est un voyage

pas une destination.

C’est par ces mots que se termine la conférence Qualité du code source et l’intégration continue des collaborateurs de Xebia. Il est bon de rappeler que la qualité ne peut pas être quelque chose qui s’enclenche en un geste, ni même qu’elle se termine.

Au cours de ma carrière, j’ai souvent été surpris par le peu de qualité fournie sur les projets, tant au niveau du code source que de la documentation. Et ne parlons pas des tests ou de l’intégration continue, concepts encore trop souvent inconnus chez certains éditeurs.

Mais instaurer la qualité sur un projet existant ou dans une société n’est pas chose aisée. Xebia le détaille d’ailleurs très bien sur les dernières diapositives de son exposé.

Pour ma part, je dirais que la plus grosse difficulté n’est pas sur la technique, puisque qu’après tout, si d’autres sociétés le font, tout le monde peut le faire, mais sur les individus et la motivation.

En effet, si les participants au changement ne connaissent pas ces pratiques, ils peuvent douter de leurs biens fondés, de la facilité de mise en place, des gains de productivité et qualité et de l’impact direct sur leur travail.

Imaginez, vous demandez à des développeurs, souvent en place depuis plusieurs années de :

  • changer leur façon de développer, cela pourrait laisser penser qu’ils ne savent pas développer,
  • écrire des tests unitaires et d’intégration, ce qui va leur demander plus de temps, et donc faire baisser leur productivité,
  • suivre leur projet sur un serveur d’intégration et corriger toute erreur en priorité si le cas se présente, ce qui signifie que corriger un serveur de build est plus important qu’une fonctionnalité métier,

Il est clair que si l’on évoque ces trois points, la qualité du code source et l’intégration continue ne semblent pas apporter de productivité aux développements, bien au contraire.

Mais lorsqu’on connait les 3 points suivants, les premiers commentaires semblent bien négligeables, face aux avantages accumulés :

  • Un développeur passe 80% de son temps à lire du code et 20% à en écrire, il a donc tout intérêt à avoir un code lisible et rapidement compréhensible, pour diminuer son temps de lecture et augmenter son temps d’écriture,
  • Les tests permettent d’être informé de la moindre régression dans le code et de modifier à loisirs et sans doute du code existant afin de l’améliorer,
  • Le serveur de build informe, en temps quasi-réel, de l’état du projet et des tests pour l’ensemble des acteurs du projet, afin de corriger une erreur au plus tôt et de ne pas attendre d’être en production pour corriger une faille passée au travers des tests métiers,

Pour une société qui ne maitrise aucun des points cités précédemment, les gains de productivité peuvent atteindre 300%, voire plus si le code est réellement catastrophique ou si l’intégration de nouveaux développeurs est importante. Vous me direz alors, 300%, c’est énorme. En fait à y réfléchir, ces 300% ne sont pas très important, c’est principalement la productivité de départ qui est très faible. Car bien souvent, si vous n’avez pas de qualité du source code ou d’intégration continue, vous empilez les bugs, vous multipliez les copier-coller de peur de modifier l’existant, vous passez votre temps à lire et vérifier une implémentation…

Mais rappelez-vous, pour mettre en place les bons process de développements, le plus important n’est pas la technique, c’est l’accompagnement au changement. Soyez sur d’avoir les bonnes personnes pour vous aider.