Atelier Management : Comprendre la complexité de l’expression du besoin (Lego Game)

Lego - 6177

Préambule

Dans la réalisation d’un projet, notamment informatique, plusieurs acteurs se rejoignent pour travailler ensemble. La communication n’est pas toujours évidente et simple, surtout s’ils arrivent tous avec une expérience et des méthodes différentes. La présentation par le jeu peut permettre de mettre en lumière ces différences et de montrer que des schémas d’organisation ou de méthodologies, apportés par chaque acteur, peut améliorer considérablement la communication dans l’équipe.

Objectifs

L’objectif de cet atelier est de présenter comment l’expression du besoin, notamment dans le développement logiciel, est complexe lorsqu’utilisateurs, chefs de projets et production ont une vision différente des concepts. Même lorsque le produit final est simple à construire. Mais l’objectif est surtout de montrer que des schémas d’amélioration sont possibles à tous les niveaux.

Pourquoi l’essayer avec vos équipes

Platon disait : « On peut en savoir plus sur quelqu’un en une heure de jeu qu’en une année de conversation. ». Cet atelier est un bon moyen pour vos équipes d’apprendre à se connaitre et surtout d’apprendre à fonctionner ensemble. Elles constateront, que même avec des méthodes différentes, il est possible d’arriver à des résultats probants.

Durée

Cet atelier nécessite entre 1h et 1h30.

Matériel

  • Une table par groupe de 3 personnes. Prévoir des nombres de tables de préférence.
  • Une boite de Lego de 600 à 700 pièces environ. Idéalement les boites 6177 ou 5508 que l’on peut trouver pour moins de 50 euros.

Lego - 5508

Démarrage

L’atelier est construit sur 3 exercices.

Exercice 1 : Construction d’une tour Lego

L’objectif de cet exercice est surtout de désinhiber les joueurs des Lego en leur laissant le temps les manipuler et appréhender les différents types de pièces, couleurs, et nombres.

Objectif

  • Construire une tour stable (elle ne doit pas s’écrouler si l’on secoue légèrement la table), la plus haute possible, avec 25 pièces.
  • Durée : 10 minutes maximum.

Déroulement

  • Dans un premier temps, vous allez voir les joueurs construire un socle, puis leur tour.
  • Ils vont ensuite s’apercevoir que celle-ci est très rapidement réalisée et que le socle n’est pas nécessaire.
  • La majorité va comprendre également que la tour ne peut qu’avoir une hauteur maximum du nombre de pièces qu’ils empilent.
  • Et certains vont d’ailleurs le comprendre plus vite que d’autres et souhaiteront expérimenter d’autres alternatives avec plus ou moins de succès.

Débriefing

  • Demandez aux joueurs leurs impressions sur ce premier exercice.
  • Attardez-vous sur les joueurs ayant souhaité explorer des alternatives différents.
  • Les joueurs devraient maintenant être décomplés des Lego. Vous pouvez attaquer l’exercice suivant.

Exercice 2 : Création d’un robot dos à dos

L’objectif est de montrer que le passage d’ordre par la parole pour la construction d’éléments n’est pas chose aisée et qu’elle nécessite vite une organisation.

Objectif

  • Construire un robot simple (choisir entre les robots S1, S2 ou S3 du powerpoint fourni).
  • Les couleurs, les pièces et l’empilement doivent être fidèles à la photo fournie.
  • Durée : 10 minutes

Robot Lego Simple

Démarrage

  • Placer 2 joueurs assis dos à dos. L’un sera en charge de l’explication de la description, l’autre de la construction du robot.
  • Ils ont instruction de ne pas se regarder.
  • Fournir une photo d’un robot simple, face cachée à celui qui va le décrire et qui ne touchera pas les Lego.
  • Au top, lancez le chrono, chaque joueur retourne sa photo, la partie commence.

Déroulement

  • En fonction des personnalités, certains commenceront par le haut ou le bas du robot. Par sélectionner les pièces ou non.
  • Ils feront ensuite un check étape par étape et/ou également à la fin pour s’assurer que le robot construit est conforme à la description.
  • Si une équipe indique avoir terminé, faites la vérification sans que ni l’un ni l’autre ne voit le résultat ou la photo. Si le résultat n’est pas conforme, dites leur de poursuivre.

Débriefing

  • Demandez aux joueurs leurs impressions sur cet exercice.
  • Déroulez les différents process mis en place, au démarrage, lors de la construction lors de la vérification finale du robot. → Méthodes d’organisation.
  • Mettez en évidence les méthodes différentes mises en place qui permettent d’aboutir malgré tout à un résultat → Organisations différentes, résultats identiques.
  • Mettez également en évidence les manques qui ont pu aboutir à un résultat différent de celui décrit → Manque dans les process, dans la rigueur de la réalisation.
  • Montrez les types d’erreurs qui ont pu être commis lors de la validation (couleurs, formes, emboîtements…) → A mettre en corrélation avec les erreurs qui peuvent être commises par vos équipes et l’impact que cela peut avoir sur le résultat.
  • Enfin faites la corrélation complète avec votre organisation, vos méthodes de travail et les étapes à renforcer sur l’existant.

Exercice 3 : Création d’un robot avec un intermédiaire

L’objectif est de montrer qu’avec des méthodes, même avec un intermédiaire, il est possible de réaliser des éléments complexes.

Objectif

  • Construire un robot complexe (choisir entre les robots C1 à C5 du powerpoint fourni).
  • Les couleurs, les pièces et l’empilement doivent être fidèles à la photo fournie.
  • Durée : 10 minutes

Robot Lego Complexe

Démarrage

  • Faire des équipes de 3 à 4 joueurs. Un joueur sera le client, un deuxième l’intermédiaire, le troisième sera le producteur. Pour les équipes de 4 personnes, laisser décider l’équipe sur le rôle du quatrième.
  • Le client va construire seul une première fois le robot et s’assurer que les pièces nécessaires à sa construction sont disponibles dans le tas de pièces utilisé par le producteur.
  • Ensuite le client va s’éloigner de quelques mètres, pour ne pas être en mesure de voir le robot construit. Il va devoir décrire le robot sans jamais le montrer à l’intermédiaire.
  • L’intermédiaire va réaliser le passage d’information entre le client et le producteur. Il ne peut ni voir le robot, ni toucher les Lego.
  • Le producteur va lui construire le robot, uniquement sur les ordres de l’intermédiaire.

Déroulement

Chaque acteur devrait appliquer les méthodes vues lors du second exercice.

Certains, notamment les producteurs, devraient même aller plus loin en préparant les Lego triés par type ou couleur.

Si une équipe indique avoir terminé, faites la vérification sans que ni l’un ni l’autre ne voit le résultat ou la photo. Si le résultat n’est pas conforme, dites leur de poursuivre.

Débriefing

  • Demandez aux joueurs leurs impressions sur cet exercice.
  • Déroulez les différents process mis en place, au démarrage, lors de la construction lors de la vérification finale du robot. → Méthodes d’organisation.
  • Montrez que les méthodes acquises et les erreurs commises lors de l’exercice 2 ont été appliquées ou corrigées permettant d’améliorer l’organisation, la communication et la production → Amélioration continue dans l’organisation, la communication et la production.
  • Mettez encore en évidence les manques qui ont pu aboutir à un résultat différent de celui décrit → Manque dans les process, dans la rigueur de la réalisation.
  • Enfin faites la corrélation complète avec votre organisation, vos méthodes de travail et les étapes à renforcer sur l’existant.

Notes

  • Les exercices seront plus pertinents avec les membres d’une même équipe, et notamment avec des personnes ayant des rôles différents sur les projets (conception fonctionnelle, technique, réalisation, recette, gestion de projets).
  • Fichier powerpoint contenant les robots : Scrum – Lego – Cynefin v0.5
  • Si vous souhaitez de l’aide dans la réalisation de cet atelier ou si vous souhaitez que je réalise cet atelier avec vos équipes, n’hésitez pas à me contacter.

Après Free Mobile, les prix ont-ils réellement baissés ?

Dans un article écrit juste avant la sortie des offres Free Mobile, j’avais fait un point de situation sur les tarifs pratiqués par les opérateurs. Voir « Avant Free Mobile, les prix ont-ils réellement baissés ?« .

Il est temps de faire un point, après presque 2 mois, pour voir si les offres des autres opérateurs ont baissé de tarifs.

J’avais pris pour référence un forfait de 2 heures, avec SMS Illimités et 500 Mo de data. La conclusion affichait un prix stable sur 2 ans, de 21 euros + 8 euros de téléphone.

Pour faire simple, je vais utiliser le site lebonforfait.fr, également utilisé par Free lors de sa présentation.

Orange Origami Style

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Dans le cas d’Orange, le prix est maintenant à 29 euros, au lieu de 21 euros en décembre 2011, il est donc 8 euros plus cher, soit le prix de la part téléphone, mais vous y gagnez 3 numéros en illimité. Le consommateur est donc perdant, puisqu’il est obligé de payer plus cher s’il a la même consommation.

Orange Sosh

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L’offre Orange Sosh est plus avantageuse et moins chère qu’en décembre 2011. De 20 euros, elle passe à 15 euros et propose 1 Go au lieu de 500 Mo, et surtout l’utilisation en modem. Une baisse de 5 euros, soit  25 %, c’est considérable.

Une baisse pour cacher une hausse

En conclusion, on le voit, les prix des offres sans engagement ont réellement baissé mais paradoxalement celles avec engagement ont vu leurs tarifs augmenter, même si celles-ci s’accompagnent de services supplémentaires.

M’est d’avis de croire que les opérateurs souhaitent fidéliser des consommateurs soucieux de la qualité de leurs communications (est-ce pertinent, nous le verrons avec le temps), au dépens de tarifs plus importants, qui vont leur permettre de compenser les pertes de clients passés à la concurrence.

Dans la vague de mise à jour des tarifs de tous les opérateurs, directs ou MVNO, ces augmentations pourraient passer inaperçues, mais j’ai comme le sentiment que les consommateurs ne seront pas dupes longtemps. Nous devrions avoir une nouvelle vague de tarifs d’ici la rentrée de septembre, qui va désengager beaucoup de clients (en septembre et en décembre), qui regarderont surement à deux fois avant de reprendre une offre les engageant pour 2 ans.

Parce qu’avec les consommateurs, ce n’est surtout pas la première syllabe qui compte.

Tablettes Android : Les applications qu’il vous faut

On me les a réclamées depuis que j’ai fait mon article-test de la tablette ASUS Transformer, voici ma sélection d’applications, utilisées fréquemment :

Multimédia

  • QQReader : qui permet de lire toutes sortes de vidéo, même les plus exotiques. Aux dernières nouvelles, les sous-titres n’étaient pas forcément toujours bien gérées, à vérifier.
  • VLC : N’est pas encore sorti en version finale, mais la bêta est très prometteuse.
  • Freebox Mobile : Pour piloter sa freebox, regarder le programme TV, lancer des enregistrements…
  • Twonky Mobile : Pour piloter ses médias par uPNP. La version gratuite ne propose que 15 jours d’essai il faut ensuite payer.
  • Daroon Player : Gère les flux vidéos, idéal pour regarder les chaines TV avec l’appli juste en-dessous.
  • TV Box Facile : Permet de regarder + d’une 50 de chaines TV, sauf les classiques, TF1 & M6.
  • Google Music : Pour emporter votre musique partout.
  • Firefox : Le navigateur est sur tablette. Remplace le navigateur intégré sur quelques sites qui posent problème, comme les webmails (yahoo mail, zimbra…). En attendant Chrome avec ICS.
  • Deezer : Pour écouter votre musique en streaming, en complément de Google Music. Attention Deezer n’accepte pas plus de 1 compte mobile, donc si vous l’avez déjà sur votre téléphone Android, il va falloir choisir. ;-(
  • Skype : Pour passer des appels vidéos.

Informations

  • gReader : Le lecteur de flux par excellence, avec une version spéciale tablette. La meilleure jamais vue.
  • NewsRepublic : Pour toutes les nouvelles de France, du Monde, et de beaucoup d’autres sujets. Un must have de l’info.
  • Relay & leKiosque : pour les magazines en ligne, avec des abonnements dans les 10 euros / mois pour 10 magazines. Un passage obligé pour les grands lecteurs.
  • AccuWeather : Pour la météo sur 5 jours en widget.
  • SNCFDirect : pour les informations sur les départs/arrivées de trains.
  • Horaires & Résa : Pour commander son billet de train.

Jeux

  • Angry Birds : Le jeu de référence, encore mieux sur tablette que sur téléphone.
  • Bubble Blast 2 : Un jeu de casses-tête qui vous rend vite accro.
  • Apparatus : Un jeu de cass-tête de construction. Une version lite gratuite existe, mais la payante est beaucoup plus complète.
  • Fruit Ninja HD : Petit jeu où il faut couper des fruits. Gratuit sur le market GetJar.
  • Classic Simon : Le jeu de mémoire avec les 4 couleurs et la musique. Record perso : 17.
  • MoonChaser : Un petit jeu de glisse très sympa.
  • AlphabetNombresPuzzlesSerpentsDinosaures : Des puzzles pour les tout-petits, les 3 premiers sont gratuits, ensuite il faut passer à la caisse.
  • Jigsaroid : Le meilleur jeu de puzzle pour les petits et pour les grands. Vous recherchez une image sur Google Images en tapant un mot-clé, vous sélectionnez et ensuite vous avez votre puzzle. Il y a le choix de la taille, de très facile à très complexe avec en plus un emplacement pour poser vos pièces hors du puzzle afin de faire de la place.
  • Sudoku Daily : Jeu de Sudoku très bien fait, avec plusieurs niveaux de difficulté et des couleurs pour voir les lignes, colonnes et numéros déjà saisis.
  • Bunny Shooter : Un jeu d’arc et flèches où il faut tirer des lapins. Dans le genre Angry Birds.

Divertissement

Réseaux sociaux

Outils

  • GetJar : Un market alternatif qui fournit quelques apps gratuitement & légalement en contrepartie de publicités affichées.
  • Astro : Pour gérer ses fichiers.
  • Dual Battery Widget : Pour afficher un widget des 2 batteries de l’ASUS Transformer
  • Advanced Task Killer : Pour programmer un tueur de tâche périodiquement.
  • Smart Office plus : Un outil pour ouvrir et éditer les documents MS Office. Pas encore testé à fond, mais ça a l’air de fonctionner. Gratuit sur GetJar.
  • ChromeToPhone : Pour transférer des liens ou textes depuis Chrome vers sa tablette ou son téléphone.
  • Razorclaw : permet de rooter sa tablette en 1 clic. Màj : Ne fonctionne pas avec la dernière update OTA de fin décembre, à voir si une nouvelle version sera disponible.
  • Root Check Basic : Permet de vérifier que sa tablette est rootée.
  • Market Enabler : Permet de modifier l’opérateur en paramétrage afin d’accéder au market d’un autre pays, comme les US par exemple, pour obtenir des applications qui ne sont pas dispos dans son pays. Accès root nécessaire.
  • QR Droid : Pour scanner les QR Codes ou en générer.

Je pense qu’avec tout ça, vous avez une bonne base pour commencer à profiter de votre tablette. Si vous avez d’autres applis sympas, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires.

Avant Free Mobile, les tarifs ont-ils réellement baissés ?

Nous attendons tous Free Mobile avec impatience, pour certains depuis plusieurs années, car nous savons très bien que les prix du mobile aujourd’hui sont beaucoup trop élevés et que les possibilités offertes sur les fonctionnalités sont en deçà de ce qu’il est possible de faire.

Si nous sommes persuadés par les capacités de Free Mobile, c’est parce que nous avons l’expérience de Free dans l’ADSL et pour les plus anciens d’entre nous (pas si ancien quand même) qui ont connu l’Internet bas débit et les débuts de l’ADSL, l’arrivée de Free a été un tournant majeur qui a fourni à la France un avantage considérable en matière d’accès à Internet sur les autres pays (hors Corée du Sud, Japon et autres petits pays sortants du lot).

Beaucoup doute de la capacité de Free Mobile à fournir des offres 2 fois moins chère, notamment les 3 opérateurs mobiles principaux qui agissent avec un lobbying fort pour conserver leurs parts de marché et c’est somme toute assez logique. Ils ont même « drastiquement » modifié leurs offres afin de se préparer à l’arrivée du nouvel opérateur et surtout pour se conformer aux injonctions de l’ARCEP pour fournir des offres sans abonnement. Depuis nous baignons dans un flot d’informations nous montrant des offres encore plus intéressantes, moins chères, avec plus de possibilités, plus d’heures, plus d’Internet.

L’arrivée de Free Mobile serait-elle encore intéressante et un prix 2 fois moins cher serait-il maintenant infaisable ? Qu’en est-il vraiment, quelqu’un s’est-il vraiment intéressé à ces baisses de prix, parle-t-on vraiment de baisse de prix, n’est-ce pas un écran de fumée pour conserver simplement ses parts de marché avant le raz-de-marée de Free ? Regardons de plus près.

Prenons l’exemple d’Orange, une offre d’il y a 2 ans et une offre d’aujourd’hui.

Orange Origami Star 2 h en 2010

L’offre Orange qui a retenu mon attention lors de l’achat de mon premier (et seul) smartphone. Pour 29,90 € (32,90 € – 3 € de remise web avec engagement 24 mois), j’ai 1h + 1h avec SMS illimités, Internet illimité avec une réduction de débit après 500 Mo de données et l’option Deezer pour de la musique à volonté. Pour les petites lignes, l’Internet ne comprend pas les mails ou la VOIP et les MMS ne sont pas inclus.

Une offre minimum, mais qui me permet d’utiliser mon smartphone sans trop de contrainte. J’ai acheté avec cette offre un HTC Desire pour 200 € avec une réduction de 200 €.

En faisant un calcul pour supprimer le coût d’acquisition du portable (200 € / 24 mois = 8,3 €) , on obtient une offre à 21.6 € / mois.

J’arrive bientôt à la fin de mon abonnement 24 mois (juste à temps pour les offres de Free, mais c’était déjà calculé depuis 2 ans lors de mon engagement Orange ;-)). Voyons donc ce que l’on me propose aujourd’hui pour une offre équivalente, qui répond à mon besoin. Vais-je trouver 2 fois moins cher chez Orange ou ailleurs ?

Orange Origami Style 1h en 2012

Orange me fait une offre super alléchante :

Pour 29 € / mois avec un engagement de 24 mois, je trouve le même tarif que celui que j’avais pris il y a 2 ans, pas de baisse de prix (visiblement le tarif passe à 26 € / mois en version web), mais qu’elles sont les différences. Est-ce que j’y gagne beaucoup au change ? :

  • Illimité partagé (faisons abstraction de l’opérateur de mes proches), l’offre est tout de même intéressante, puisqu’elle remplace 1 h soir & WE
  • Internet, offre identique, avec les mails cette fois-ci, l’Internet par Orange aurait-il disparu ? (il faudrait regarder en détails les petites lignes)
  • SMS & MMS : Je gagne les MMS, super, mais l’avantage est pour moi limité
  • Wifi illimité : petit plus, mais ça n’aurait d’intérêt que si cela prenait en compte les lieux publics (Gare, aéroport, commerces…) ce dont je doute malheureusement
  • Orange Maps Navigation : Google Navigation me suffit amplement
  • Deezer : offre identique

Le gain réel est donc sur le temps d’appel, qui passe en illimité sur 3 proches, léger plus par rapport à mon offre existante, petite baisse niveau prix.

Voyons le téléphone, un Galaxy S II blanc avec cette offre coûte 350 €, au lieu de 450 € en offre nue. Soit une économie de 100 €. Voyons voir le prix de l’offre en retirant le coût d’acquisition du portable (100 € / 24 mois = 4,15 €), soit un abonnement à 26 € – 4,15 € = 21,85 € / mois.

La nouvelle offre est donc légèrement plus chère que mon offre actuelle (21,6 €), mais j’y gagne l’illimité partagé, contre 1 h Soir & WE. C’est intéressant, mais franchement pas mirobolant.

Orange Sosh 1h en 2012

Essayons une offre logiquement plus  low-cost, prenons Sosh :

L’offre qui correspond le plus à ce que j’ai déjà et celle a 19,90 € / mois sans engagement et sans téléphone. Il est facile ici de comparer avec mon offre actuelle ou l’offre concurrente Orange Origami Style, puisqu’il n’y pas de coût d’acquisition de portable à retirer. J’y gagne :

  • 1 h d’appel non limité Soir & We
  • Les MMS illimités
  • L’Internet pas par Orange, donc avec les emails 😉
  • Le non-engagement de 24 mois, ce qui est un + non négligeable

Je perds toutefois l’usage modem, que j’avais réussi à mettre en place sur mon forfait actuel, et que je n’aurais plus ici. Et Deezer, mais faisons abstraction.

Comparons les prix, 19,90 € / mois en 2012 contre 21,60 € /mois en 2010 pour une offre similaire. La baisse de prix est de 1,70 € / mois, soit 8 % de baisse.

Voila donc l’évolution de la baisse des prix depuis 2 ans sur un forfait minimum pour accéder à Internet avec son smartphone, 8 %.

Free Mobile, une offre 2 fois moins chère

Lorsqu’on entend Xavier Niel indiqué que les opérateurs ont micro-baissé leurs prix, il n’a pas tort. Une baisse de 8 % est effectivement une micro-baisse.

Alors si nous prenons au pied de la lettre la proposition de Free de baisser les prix du mobile par deux, pour une offre similaire, nous devrions nous situer dans les 10 € / mois pour 2 heures. Les offres mentionnés ci-dessous par le blog http://www.legeekcafe.com sont donc cohérentes, quoiqu’un peu trop optimistes peut-être :

Nous attendons tous avec impatience les offres de Free Mobile, elles ne sont pas sur le marché pour Noël, probablement pas non plus pour 2011, mais la première semaine de janvier 2012 sera une très bonne date pour une annonce et un joli cadeau pour tous les consommateurs (la date limite étant fixée au 12 janvier, je prends très peu de risque).

Car oui, Free a de la marge, oui, Free Mobile va révolutionner l’offre mobile comme il l’a fait avec l’ADSL.

Et maintenant, prenons notre mal en patience et attendons la vraie révolution.

Bonnes fêtes de fin d’année !

Dématérialisez !

L’heure du tout numérique est arrivée !

Les utilisateurs d’Internet, presque 30 millions en France, sont habitués à gérer des fichiers numériques, que ce soit de simples documents, des photos ou des vidéos. Ceux-ci gèrent leur recherche d’informations, achètent, vendent, louent, réservent, payent.

Les entreprise en avance

Les entreprises, elles, fonctionnent maintenant surtout avec Internet, elles communiquent avec les emails, les calendriers, les pièces jointes et la téléphonie IP en interne et avec leur site Web en externe. Bien souvent, même si ceci se caractérise principalement chez les plus grosses d’entre elles ou les plus baignées dans le contexte d’Internet, elles ont déjà commencé à dématérialiser. Les recherches de postes, la gestion des congés, les achats de transport, les conférences, les formations, la gestion des heures facturées… Certaines ont même déjà dématérialisé les salaires, factures et/ou contrats.

L’état fait bonne figure

L’état lui-même, bien souvent en retard dans les grandes transitions, s’est mis à l’heure du numérique. Car en effet, il y a vu tout son intérêt. Une disponibilité 24/7 de l’information et du service, une baisse des besoins en personnel, une plus grande rapidité de gestion et une baisse des coûts non négligeable. Ainsi tout un chacun peut maintenant communiquer avec l’état via email, s’informer sur l’ensemble des sites Internet proposés pour des horaires, des conseils, des procédures, des formulaires… Nous pouvons payer en ligne, réclamer, déclarer…

Le citoyen, maillon faible ?

Dans toute cette chaine numérique, il reste cependant un maillon faible, le citoyen, qui n’est pour l’instant qu’à la marge du numérique et qui ne le suit que parce qu’il y est poussé par les sociétés et l’état. Mais tout ceci doit changer, tout ceci va changer.

Citoyen, il te faut maintenant passer à l’heure du numérique dans son intégralité. Préférez les documents numériques aux documents papier, que ce soit pour vos factures, pour vos salaires, pour vos contrats, pour vos déclarations.

Prenez l’ensemble de vos documents importants existants et utilisez l’une des nombreuses super imprimantes 4 en 1, qui va vous permettre de tout numériser en un clic de bouton.

Ensuite, triez, classez, sauvegardez et archivez vos documents pour vous en servir le jour où vous en aurez besoin. Mais faites attention, certains documents peuvent être sensibles, ne les égarez pas.

Liste de documents importants

Dans cette revue de documents, nous pouvons citer :

  • Les factures : Telecom, Electricité, Gaz, services à la personne, gros paiements (voiture, maison)…
  • Les documents personnels : Carte d’identité, Passeport, Permis de conduire, Carte Vitale…
  • Les bulletins de salaire,
  • Les actes notarials,
  • Les documents émanants de l’état.

Comment gérer cette masse de données ?

Avec une masse d’informations si importante, il va falloir apprendre à tout gérer, selon certaines contraintes :

  • Une sécurisation optimale des données : pour ne pas les fournir au premier inconnu qui passe, mais également pour ne pas les perdre,
  • Un acces à tout instant de partout : car c’est également l’objectif de la dématérialisation,
  • Une mise à jour rapide et facile : car de nouveaux documents et besoins apparaissent chaque jour.

Internet ou clé USB ?

Si la clé USB possède des avantages non négligeables, elle a un gros inconvenient, elle a de grosses probabilites d’être perdue ou cassée. Ce qui peut s’avérer catastrophique.

Concernant Internet, il va vous falloir un site répondant à toutes les contraintes et ici la sécurite peut restreindre l’utilisation d’un grand nombre de sites. Il vous faut un gros espace de stockage, environ 1 Go, voire un peu plus (et peut-être beaucoup plus dans 5 ans). Un espace facile d’accès mais bien sécurisé, une sorte de coffre-fort, et surtout simple d’utilisation pour l’ajout de nouveaux documents. Et c’est ici que nous retrouvons les entreprises et plus particulierement les banques, qui ont déjà réfléchi à la question et qui commencent à proposer leurs offres.

Un coffre-fort numérique

Puisqu’elles savent que vous avez ce type de besoin (elles l’ont également) et que vous avez un accès Internet vers votre compte en ligne, celles-ci proposent des coffres-forts numériques pour y stocker toutes vos données. Un moyen simple et peu coûteux (pour elles) d’engranger plus d’argent en élargissant un peu leur business.

Vous pourrez ainsi, de partout dans le monde, récupérer une photocopie de votre passeport ou de votre permis de conduire si vous l’avez perdu (ce qui n’est pas une preuve suffisante, mais peu vous aider dans de nombreux cas). Vous pourrez aussi envoyer une copie de votre diplôme a votre nouvel employeur, même si vous êtes au bord de la plage pour les vacances.

Notre vie numérique n’est qu’à son commencement, préparez-vous à entrer dans un autre monde.

FonShare : Le cloud appliqué aux téléchargements

Il y a quelques temps, j’avais posté un article sur l’arme ultime anti-Hadopi.

Apres mûre réflexion, j’ai abouti a un concept qui commence à prendre forme et qui devrait concrétiser les dires de mon précédent post.

Pour marier téléchargements privés et réseaux sociaux, il faut impérativement un serveur personnel fournissant du contenu. Un serveur FTP fait parfaitement l’affaire mais la fonera 2 semble être l’outil idéal pour valider le concept.

  • Prenez donc une fonera 2, branchez un disque dur et fournissez quelques fichiers a votre serveur FTP accessible sur le web.
  • Inscrivez-vous au service FonShare (pas encore déployé, prenez patience) et remplissez les informations concernant votre fonera.
  • Créez un groupe ou rejoignez un groupe existant.
  • Visualisez les fichiers de ce groupe et choisissez ceux que vous souhaitez télécharger,
  • Patientez pendant le téléchargement entre les foneras, puis profitez de vos nouveaux fichiers téléchargés.
  • Partagez avec vos autres groupes les nouveaux fichiers téléchargés.

Voici quelques schémas décrivant les détails techniques du projet.

Cloud Concept of groups between servers

Cloud Concept of groups between servers

Le service FonShare permet de créer des groupes de serveurs et de partager les fichiers entre ces serveurs.

File Sharing Concept between groups

File Sharing Concept between groups

Ainsi comme on le voit sur le schéma précédent, l’utilisateur de la Fonera 1, par l’intermédiaire du service FonShare,  a accès à l’ensemble des  fichiers des serveurs des groupes 1 et 2. Soit dans  l’exemple, 6 serveurs.

File Download Concept from one server to another one

File Download Concept from one server to another one

Lorsque l’utilisateur souhaite télécharger un fichier, il sélectionne le dit fichier a partir du service FonShare et lance le téléchargement. FonShare envoie une commande FTP aux 2 serveurs. Le premier pour envoyer le fichier au deuxième serveur, le second pour le recevoir. Le fichier transite alors d’une fonera à une autre, il n’y a aucun intermédiaire.

File Transfer Concept between servers

File Transfer Concept between servers

Ainsi un fichier transite d’un serveur privé à un autre, uniquement par des connexions privés, point a point. En fonction du nombre de groupes, du nombre d’utilisateurs dans chaque groupe et du nombre de fichiers sur chaque serveur, un utilisateur peut avoir accès à un très grand nombre de fichiers.

Prenons maintenant une hypothèse. Vous êtes utilisateur de FonShare et vous avez rejoint 3 groupes de 4 personnes en moyenne,  chacun mettant environ 50 Gigaoctets de données en partage. Vous avez alors un accès direct à une base de 3 x 4 x 50 Go de fichiers, soit quelques 600 Go tout de même. Rejoignez un groupe plus important et vous démultipliez la quantité de données accessibles.

Points positifs du service :

  • Connexion privée entre 2 serveurs, non visible de l’extérieur,
  • Les fichiers résident uniquement sur les serveurs personnels et ne sont transférés qu’entre les serveurs,
  • Les utilisateurs d’un groupe ne connaissent pas les informations de connexion des serveurs personnels des autres membres du groupe et n’ont aucun moyen de les connaitre,
  • Les accès aux autres serveurs personnels sont en lecture seulement, l’écriture est disponible uniquement sur son propre serveur,
  • Les transferts entre serveurs ftp sont rapides. Un fichier de 700 Mo est théoriquement transférables en moins de 2 heures à 100 Ko/s, moins de 25 minutes à 500 Ko / s.
  • Vous pouvez à tout instant rajouté un groupe ou supprimé un groupe.
  • Pas de trace.

Points negatifs :

  • Les transferts sont limités à la capacité d’upload des utilisateurs,
  • Le système est encore assez technique et ne peut pas etre utilisé par le quidam moyen,
  • Il faut avoir des amis et des amis de confiance,
  • Il faut des sources extérieures pour alimenter les serveurs personnels.

La qualité est un voyage

pas une destination.

C’est par ces mots que se termine la conférence Qualité du code source et l’intégration continue des collaborateurs de Xebia. Il est bon de rappeler que la qualité ne peut pas être quelque chose qui s’enclenche en un geste, ni même qu’elle se termine.

Au cours de ma carrière, j’ai souvent été surpris par le peu de qualité fournie sur les projets, tant au niveau du code source que de la documentation. Et ne parlons pas des tests ou de l’intégration continue, concepts encore trop souvent inconnus chez certains éditeurs.

Mais instaurer la qualité sur un projet existant ou dans une société n’est pas chose aisée. Xebia le détaille d’ailleurs très bien sur les dernières diapositives de son exposé.

Pour ma part, je dirais que la plus grosse difficulté n’est pas sur la technique, puisque qu’après tout, si d’autres sociétés le font, tout le monde peut le faire, mais sur les individus et la motivation.

En effet, si les participants au changement ne connaissent pas ces pratiques, ils peuvent douter de leurs biens fondés, de la facilité de mise en place, des gains de productivité et qualité et de l’impact direct sur leur travail.

Imaginez, vous demandez à des développeurs, souvent en place depuis plusieurs années de :

  • changer leur façon de développer, cela pourrait laisser penser qu’ils ne savent pas développer,
  • écrire des tests unitaires et d’intégration, ce qui va leur demander plus de temps, et donc faire baisser leur productivité,
  • suivre leur projet sur un serveur d’intégration et corriger toute erreur en priorité si le cas se présente, ce qui signifie que corriger un serveur de build est plus important qu’une fonctionnalité métier,

Il est clair que si l’on évoque ces trois points, la qualité du code source et l’intégration continue ne semblent pas apporter de productivité aux développements, bien au contraire.

Mais lorsqu’on connait les 3 points suivants, les premiers commentaires semblent bien négligeables, face aux avantages accumulés :

  • Un développeur passe 80% de son temps à lire du code et 20% à en écrire, il a donc tout intérêt à avoir un code lisible et rapidement compréhensible, pour diminuer son temps de lecture et augmenter son temps d’écriture,
  • Les tests permettent d’être informé de la moindre régression dans le code et de modifier à loisirs et sans doute du code existant afin de l’améliorer,
  • Le serveur de build informe, en temps quasi-réel, de l’état du projet et des tests pour l’ensemble des acteurs du projet, afin de corriger une erreur au plus tôt et de ne pas attendre d’être en production pour corriger une faille passée au travers des tests métiers,

Pour une société qui ne maitrise aucun des points cités précédemment, les gains de productivité peuvent atteindre 300%, voire plus si le code est réellement catastrophique ou si l’intégration de nouveaux développeurs est importante. Vous me direz alors, 300%, c’est énorme. En fait à y réfléchir, ces 300% ne sont pas très important, c’est principalement la productivité de départ qui est très faible. Car bien souvent, si vous n’avez pas de qualité du source code ou d’intégration continue, vous empilez les bugs, vous multipliez les copier-coller de peur de modifier l’existant, vous passez votre temps à lire et vérifier une implémentation…

Mais rappelez-vous, pour mettre en place les bons process de développements, le plus important n’est pas la technique, c’est l’accompagnement au changement. Soyez sur d’avoir les bonnes personnes pour vous aider.

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