Apple vs Google : Une approche Marketing différente

Dans le domaine des nouvelles technologies, j’aime tous les langages, les appareils pour faire tout et n’importe quoi, les expériences, les recherches. Tout ça me fascine.

Mais ce secteur me passionne également par le positionnement des sociétés pour capturer le marché. Car on le sait avec l’expérience, ce n’est pas le meilleur produit qui gagne, mais celui qui réussit son entrée dans le foyer des consommateurs.

Et sur ce point, Google et Apple ont bien réussi, mais sur des positionnements complètement différents. Rappelons avant tout l’objectif identique des deux sociétés, FAIRE DE L’ARGENT. C’est important, car cela doit toujours vous rester à l’esprit, quelque soit votre préférence.

Le cas Apple

Apple a une devise : « Think Different » (Pensez différemment), que l’on pourrait également compléter par « Do It Simple » (Faites le simplement).

Apple a commencé par les ordinateurs, les systèmes d’exploitations, ensuite la musique, avec l’iPod, puis le téléphone avec l’iPhone et aujourd’hui la tablette avec l’iPad. A chaque fois qu’ils sont arrivés sur le marché, d’autres produits similaires existaient, souvent moins chers, avec de meilleures performances et plus de possibilités. Mais à chaque fois, ils ont réussi à capter le marché, parce que leur produit était joli et qu’il était possible de faire les choses qu’il promettait simplement, sans lire une notice. Même si les produits sont chers, voire très chers, même excessifs parfois (700 € min pour un iPhone, 1 000 € pour un Mac Book Air) , les consommateurs sont aux RDV, pas seulement les fans de la marque.

Le cas Google

Google a une autre devise, bien différente, « Don’t be evil » (Ne faites pas de mal), que l’on pourrait aussi compléter par « Give Knowledge to the World » (Donnez la connaissance au monde).

Google a commencé par son moteur de recherche bien connu, puis a étendu ses services sur tous les domaines autour, mails, maps, blogs, GPS, réseaux sociaux, musiques, téléphonie… Mais à chaque fois, ils proposaient leurs services gratuitement sans aucune contribution de l’utilisateur-consommateur. Si ce n’est, bien sur, de pouvoir analyser les moindres faits et gestes de ces utilisateurs pour leur proposer des publicités. (C’est d’ailleurs là qu’on espère que le « Don’t be evil » sera toujours leur devise.) Et sur chacun de ces domaines, ils ont réussi à capter le marché.

Apple vs Google

Les deux sociétés grandissant, Apple et Google sont maintenant opposés sur plusieurs fronts, la téléphonie, la musique, la vidéo… Et sur ces 3 domaines, Apple est plutôt bien installé. Mais intéressons-nous plus particulièrement au domaine de la téléphonie, celui qui m’intéresse plus particulièrement, dont, je pense, le scénario servira de scripts pour les 2 autres domaines, à savoir la musique et la vidéo.

La guerre des smartphones

L’objectif d’Apple lorsqu’ils sont arrivés sur le secteur du smartphone, c’était de fournir un appareil qui sorte du lot et qui puisse s’accaparer les plus grosses parts de marché (avec les plus grosses marges, il s’entend). Et ils ont effectivement réussi.

L’objectif de Google, lui, n’est pas du tout le même. Ils ne se font pas d’argent avec la vente d’appareils, puisqu’ils n’en vendent pas, ni même d’OS d’ailleurs, puisqu’Android est Open Source et fournit gracieusement aux fabricants. Non leur objectif était d’accaparer le marché de la publicité en diffusant l’OS aux plus grands nombres d’utilisateurs, le plus rapidement possible. Comme ils font toujours d’ailleurs avec tous leurs services, ceci afin de vendre de la publicité. Et sur ce point, on peut dire qu’ils ont réussi. Tous les segments du marché sont touchés par Android, qui voit ses parts de marché atteindre des sommets en un temps record. Plus de 50% de part de marché dans le monde des smartphones. En effet, il est plus facile de vendre un téléphone à 200 € qu’un téléphone à 700 €, même s’il ne fait pas tout aussi bien. (C’est d’ailleurs valable dans tous les secteurs, pas seulement dans la téléphonie).

L’avenir est tout rose

Il est clair et net aujourd’hui, que le smartphone est l’avenir du téléphone et que nous ne devrions plus voir que ça d’ici 3 à 5 ans. Et lorsqu’on sait que le marché n’a capté que 40 à 50 % des utilisateurs de téléphone, la progression est encore phénoménale. Alors que va-t-il se passer pour l’avenir ?

Google est sur la bonne voie pour devenir le nouveau Symbian, avec des parts de marché qui vont frôler les 70 %. Apple devrait suivre avec 15 à 20 % et les autres devraient arriver bons derniers, RIM passera sûrement sur Android très prochainement, en ne faisant plus que du matériel et de l’intégration, et WP7 restera à 5 % de parts de marché, parce que Microsoft doit tout de même être sur le créneau, par principe.

Google se fera donc encore plus d’argent sur la publicité et Apple continuera à être rentable puisque leurs marges sur chaque vente est très importante. Ils partiront ensuite tout deux sur un autre domaine, la TV connectée avec Google TV (Android encore) et Apple TV (iOS aussi). Puis nous aurons surement le droit à la domotique, aux services locaux, aux voitures embarquées, aux appareils électroniques et électroménagers…

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L’alternative au piratage n’existe pas !

C’est malheureux à dire, mais l’affirmation est réelle.

Commencons par les bases de cette réalite avec les avantages évidents du piratage et mettons-les en comparaison avec les offres de nos chers majors.

  • La gratuité de l’offre, difficile à combattre mais réellement très attractif,
  • La facilité de manipulation, vous téléchargez, vous transférez, vous copiez, effacez, oubliez, réecoutez, partagez, achetez, vendez…,
  • La diversité de l’offre, aucune limite sauf celle de votre imagination,

Comparons maintenant ces avantages avec ce que nous offrent les majors :

La gratuité de l’offre

Pour le prix, on peut dire qu’un effort a été fait, même s’il n’est pas suffisant. Prenons pour exemple un album récent sur Amazon.

Exemple de vente Amazon

La version CD est à 12,14 € et la version mp3 à 8,99 €. Il y a donc presque 50% de reduction entre la version CD et la version MP3. On aurait aimé un CD à moins de 10 euros et une version MP3 à 7 euros, mais bon (quand on sait que les fichiers sont exempts de DRM, il y a plutôt un bon point). La fnac fournit le CD à 9,99 euros en prix vert, mais pas de version MP3. L’abum est encore inconnu pour Virgin.  En version américaine, le CD est à 9,99$, soit 7 euros et le mp3 à 8,99 $, soit 6,30 euros. Mais qui fixe les prix ?

Mais si on cherche la petite bête, on s’apercoit vite que l’offre n’est pas encore au point.

Example Amazon - BAD

Dans cet exemple, avec un album de Michael Jackson, récemment revenu au top, paix à son âme. La version MP3 est plus chère que la version CD. On tombe dans l’incohérence complete. L’utilisateur doit donc jongler dans les offres matérielles pour savoir laquelle est la plus intéressante. On arrive au limite du systeme et on sent que l’offre numérique n’en est réellement qu’a ses débuts. Quand le piratage de musique est présent depuis 1999. 10 ans de retard avec une offre encore en construction. Le même album est vendu 7.99 $ sur la version américaine d’Amazon, ce qui fait environ 5,6 euros. On retrouve la même incoherence avec le prix de la version MP3, 9,99$… Sur Virgin, le MP3 est a 9,99 euros et à la fnac le CD est à 8,99 euros en prix vert en plus…

J’aurais aimé faire cette comparaison de prix avec Apple et iTunes, mais pour cela il faut installer le logiciel sur son ordinateur, ce que je me refuse à faire catégoriquement.

On voit que l’offre numerique s’améliore, mais on est encore loin de quelque chose de stabilisé. Il faudra parfois préferer le CD et faire soit même la conversion en MP3 pour profiter du meilleur prix. Ceci implique également de s’amuser à comparer les offres entre divers magasins sur les versions CD et MP3 pour faire au mieux.

Mention : Peut mieux faire.

Facilité de manipulation

La plupart des offres MP3 d’aujourd’hui sont exempts de DRM, ce qui n’était pas le cas il y a moins d’un an. Ceci impliquait l’utilisation d’une à trois machines (ordinateur, lecteur MP3 ou autres). Et comme bien évidemment vous changez de machine tous les 5 ans environ, vous pouvez en conclure qu’après une quinzaine d’années vous êtes dépossédés de votre collection. Beaucoup de ceux qui ont acheté de la musique en DRM vont s’en apercevoir rapidement, si ce n’est déjà fait. Mais cette période semble révolue, quoique, en voici un exemple avec un clip video.

Example Virgin - Smooth Criminal

Ici on voit clairement les DRMs, donc si vous voulez avoir le clip, c’est Windows + Windows Media Player uniquement. Oubliez les possibilités de copie sur un baladeur autre que ceux compatibles DRM MS. Je ne connais pas les limites des DRMs Microsoft, mais je suppose que vous devez également être limité en nombre de copie et de machine. Donc ce fichier ne sera plus valide dans 15 ans. Dommage. Et si vous changez de machine pour un ipod, vous le perdez définitivement. Dommage…

Un autre point à noter, lorsque vous achetez des fichiers numériques, vous n’avez pas la possibilité de les revendre et dans certains cas de les offrir. Rappelez-vous cette histoire d’Obama avec la Reine à propos des droits sur les fichiers numériques d’un iPod. Donc si un album acheté ne vous plait finalement pas ou plus, vous ne pouvez que le supprimer (pour rester dans la légalité). C est rageant.

Enfin, terminons avec le meilleur, certains fournisseurs de contenu comme Apple ne fournissent que des fichiers dans leur format (iPod), ce qui signifie que vous êtes liés à votre machine pour l’ensemble de vos fichiers, au choix de tout perdre si vous quittez la pomme par exemple.

La portabilité s’améliore, mais elle laisse encore à désirer. Les personnes peu expertes dans ce domaine risquent encore de se faire pièger et de se retrouver avec des fichiers numériques dont ils ne peuvent plus rien après quelques années.

Mention : Peut mieux faire.

Diversité de l’offre

Je vais passer cette fois-ci sur la partie vidéo, je ne m’y connais pas suffisamment en musique pour traiter du sujet.

Les offres de vidéo à la demande sont encore plus récentes que celles de la musique (même si leur piratage a commencé il y a presque 10 ans également), et ca se voit. Bien souvent, vous n’avez qu’un petit millier de films à disposition, parmi les plus récents ou les plus vendus. Vous ne pourrez donc pas y trouver ce qui satisfera les goûts de toute la famille. Sans compter que l’offre en Version Originale Sous-titrée n’existe pas. Vous pouvez prendre Allocine (pourtant spécialiste cinema), la FNAC, MK2 ou TotalVideo. Même le Free Home Video ne propose qu’une poignée de films en VOST. Moi qui exècre les films doublés en français, je suis consterné. L’offre de videos sur Internet n’existe quasiment pas. Et si en plus vous y rajoutez les prix prohibitifs (5 euros les nouveautés, 4 euros les films à succès et 2 euros les grosses daubes tombées dans l’oubli) et les restrictions d’utilisations (lecture sur PC uniquement, sauf pour Free, et avoir Windows forcement)

Vous avez un message

Un film de 10 ans d'âge à 4 euros

Si la diversité dans la musique semble avoir fait beaucoup de chemins, elle reste misérable dans l’offre video qui certes vient de se lancer, mais ne permet pas d’etre considérée comme décente a l’heure actuelle.

Mention : Un très gros effort à faire.

Conclusion

On le voit bien a travers ce petit échantillon, le piratage possède tous les avantages de l’offre et aucun défaut, si ce n’est celui d’être illégal (ce qui est quand même le plus important). Les offres des majors sont encore trop timorées pour pouvoir rivaliser avec ce que propose l’illégalité. Il faudra du temps et de la créativité aux fournisseurs de contenu s’ils veulent réellement rester dans la course, au risque de périr miserablement, malgré toutes leurs tentatives pour déjouer le piratage. Espérons que tout ceci profite un jour aux consommateurs. Je suis malheureusement bien pessimiste.

Dématérialisez !

L’heure du tout numérique est arrivée !

Les utilisateurs d’Internet, presque 30 millions en France, sont habitués à gérer des fichiers numériques, que ce soit de simples documents, des photos ou des vidéos. Ceux-ci gèrent leur recherche d’informations, achètent, vendent, louent, réservent, payent.

Les entreprise en avance

Les entreprises, elles, fonctionnent maintenant surtout avec Internet, elles communiquent avec les emails, les calendriers, les pièces jointes et la téléphonie IP en interne et avec leur site Web en externe. Bien souvent, même si ceci se caractérise principalement chez les plus grosses d’entre elles ou les plus baignées dans le contexte d’Internet, elles ont déjà commencé à dématérialiser. Les recherches de postes, la gestion des congés, les achats de transport, les conférences, les formations, la gestion des heures facturées… Certaines ont même déjà dématérialisé les salaires, factures et/ou contrats.

L’état fait bonne figure

L’état lui-même, bien souvent en retard dans les grandes transitions, s’est mis à l’heure du numérique. Car en effet, il y a vu tout son intérêt. Une disponibilité 24/7 de l’information et du service, une baisse des besoins en personnel, une plus grande rapidité de gestion et une baisse des coûts non négligeable. Ainsi tout un chacun peut maintenant communiquer avec l’état via email, s’informer sur l’ensemble des sites Internet proposés pour des horaires, des conseils, des procédures, des formulaires… Nous pouvons payer en ligne, réclamer, déclarer…

Le citoyen, maillon faible ?

Dans toute cette chaine numérique, il reste cependant un maillon faible, le citoyen, qui n’est pour l’instant qu’à la marge du numérique et qui ne le suit que parce qu’il y est poussé par les sociétés et l’état. Mais tout ceci doit changer, tout ceci va changer.

Citoyen, il te faut maintenant passer à l’heure du numérique dans son intégralité. Préférez les documents numériques aux documents papier, que ce soit pour vos factures, pour vos salaires, pour vos contrats, pour vos déclarations.

Prenez l’ensemble de vos documents importants existants et utilisez l’une des nombreuses super imprimantes 4 en 1, qui va vous permettre de tout numériser en un clic de bouton.

Ensuite, triez, classez, sauvegardez et archivez vos documents pour vous en servir le jour où vous en aurez besoin. Mais faites attention, certains documents peuvent être sensibles, ne les égarez pas.

Liste de documents importants

Dans cette revue de documents, nous pouvons citer :

  • Les factures : Telecom, Electricité, Gaz, services à la personne, gros paiements (voiture, maison)…
  • Les documents personnels : Carte d’identité, Passeport, Permis de conduire, Carte Vitale…
  • Les bulletins de salaire,
  • Les actes notarials,
  • Les documents émanants de l’état.

Comment gérer cette masse de données ?

Avec une masse d’informations si importante, il va falloir apprendre à tout gérer, selon certaines contraintes :

  • Une sécurisation optimale des données : pour ne pas les fournir au premier inconnu qui passe, mais également pour ne pas les perdre,
  • Un acces à tout instant de partout : car c’est également l’objectif de la dématérialisation,
  • Une mise à jour rapide et facile : car de nouveaux documents et besoins apparaissent chaque jour.

Internet ou clé USB ?

Si la clé USB possède des avantages non négligeables, elle a un gros inconvenient, elle a de grosses probabilites d’être perdue ou cassée. Ce qui peut s’avérer catastrophique.

Concernant Internet, il va vous falloir un site répondant à toutes les contraintes et ici la sécurite peut restreindre l’utilisation d’un grand nombre de sites. Il vous faut un gros espace de stockage, environ 1 Go, voire un peu plus (et peut-être beaucoup plus dans 5 ans). Un espace facile d’accès mais bien sécurisé, une sorte de coffre-fort, et surtout simple d’utilisation pour l’ajout de nouveaux documents. Et c’est ici que nous retrouvons les entreprises et plus particulierement les banques, qui ont déjà réfléchi à la question et qui commencent à proposer leurs offres.

Un coffre-fort numérique

Puisqu’elles savent que vous avez ce type de besoin (elles l’ont également) et que vous avez un accès Internet vers votre compte en ligne, celles-ci proposent des coffres-forts numériques pour y stocker toutes vos données. Un moyen simple et peu coûteux (pour elles) d’engranger plus d’argent en élargissant un peu leur business.

Vous pourrez ainsi, de partout dans le monde, récupérer une photocopie de votre passeport ou de votre permis de conduire si vous l’avez perdu (ce qui n’est pas une preuve suffisante, mais peu vous aider dans de nombreux cas). Vous pourrez aussi envoyer une copie de votre diplôme a votre nouvel employeur, même si vous êtes au bord de la plage pour les vacances.

Notre vie numérique n’est qu’à son commencement, préparez-vous à entrer dans un autre monde.

FonShare : Le cloud appliqué aux téléchargements

Il y a quelques temps, j’avais posté un article sur l’arme ultime anti-Hadopi.

Apres mûre réflexion, j’ai abouti a un concept qui commence à prendre forme et qui devrait concrétiser les dires de mon précédent post.

Pour marier téléchargements privés et réseaux sociaux, il faut impérativement un serveur personnel fournissant du contenu. Un serveur FTP fait parfaitement l’affaire mais la fonera 2 semble être l’outil idéal pour valider le concept.

  • Prenez donc une fonera 2, branchez un disque dur et fournissez quelques fichiers a votre serveur FTP accessible sur le web.
  • Inscrivez-vous au service FonShare (pas encore déployé, prenez patience) et remplissez les informations concernant votre fonera.
  • Créez un groupe ou rejoignez un groupe existant.
  • Visualisez les fichiers de ce groupe et choisissez ceux que vous souhaitez télécharger,
  • Patientez pendant le téléchargement entre les foneras, puis profitez de vos nouveaux fichiers téléchargés.
  • Partagez avec vos autres groupes les nouveaux fichiers téléchargés.

Voici quelques schémas décrivant les détails techniques du projet.

Cloud Concept of groups between servers

Cloud Concept of groups between servers

Le service FonShare permet de créer des groupes de serveurs et de partager les fichiers entre ces serveurs.

File Sharing Concept between groups

File Sharing Concept between groups

Ainsi comme on le voit sur le schéma précédent, l’utilisateur de la Fonera 1, par l’intermédiaire du service FonShare,  a accès à l’ensemble des  fichiers des serveurs des groupes 1 et 2. Soit dans  l’exemple, 6 serveurs.

File Download Concept from one server to another one

File Download Concept from one server to another one

Lorsque l’utilisateur souhaite télécharger un fichier, il sélectionne le dit fichier a partir du service FonShare et lance le téléchargement. FonShare envoie une commande FTP aux 2 serveurs. Le premier pour envoyer le fichier au deuxième serveur, le second pour le recevoir. Le fichier transite alors d’une fonera à une autre, il n’y a aucun intermédiaire.

File Transfer Concept between servers

File Transfer Concept between servers

Ainsi un fichier transite d’un serveur privé à un autre, uniquement par des connexions privés, point a point. En fonction du nombre de groupes, du nombre d’utilisateurs dans chaque groupe et du nombre de fichiers sur chaque serveur, un utilisateur peut avoir accès à un très grand nombre de fichiers.

Prenons maintenant une hypothèse. Vous êtes utilisateur de FonShare et vous avez rejoint 3 groupes de 4 personnes en moyenne,  chacun mettant environ 50 Gigaoctets de données en partage. Vous avez alors un accès direct à une base de 3 x 4 x 50 Go de fichiers, soit quelques 600 Go tout de même. Rejoignez un groupe plus important et vous démultipliez la quantité de données accessibles.

Points positifs du service :

  • Connexion privée entre 2 serveurs, non visible de l’extérieur,
  • Les fichiers résident uniquement sur les serveurs personnels et ne sont transférés qu’entre les serveurs,
  • Les utilisateurs d’un groupe ne connaissent pas les informations de connexion des serveurs personnels des autres membres du groupe et n’ont aucun moyen de les connaitre,
  • Les accès aux autres serveurs personnels sont en lecture seulement, l’écriture est disponible uniquement sur son propre serveur,
  • Les transferts entre serveurs ftp sont rapides. Un fichier de 700 Mo est théoriquement transférables en moins de 2 heures à 100 Ko/s, moins de 25 minutes à 500 Ko / s.
  • Vous pouvez à tout instant rajouté un groupe ou supprimé un groupe.
  • Pas de trace.

Points negatifs :

  • Les transferts sont limités à la capacité d’upload des utilisateurs,
  • Le système est encore assez technique et ne peut pas etre utilisé par le quidam moyen,
  • Il faut avoir des amis et des amis de confiance,
  • Il faut des sources extérieures pour alimenter les serveurs personnels.

La qualité est un voyage

pas une destination.

C’est par ces mots que se termine la conférence Qualité du code source et l’intégration continue des collaborateurs de Xebia. Il est bon de rappeler que la qualité ne peut pas être quelque chose qui s’enclenche en un geste, ni même qu’elle se termine.

Au cours de ma carrière, j’ai souvent été surpris par le peu de qualité fournie sur les projets, tant au niveau du code source que de la documentation. Et ne parlons pas des tests ou de l’intégration continue, concepts encore trop souvent inconnus chez certains éditeurs.

Mais instaurer la qualité sur un projet existant ou dans une société n’est pas chose aisée. Xebia le détaille d’ailleurs très bien sur les dernières diapositives de son exposé.

Pour ma part, je dirais que la plus grosse difficulté n’est pas sur la technique, puisque qu’après tout, si d’autres sociétés le font, tout le monde peut le faire, mais sur les individus et la motivation.

En effet, si les participants au changement ne connaissent pas ces pratiques, ils peuvent douter de leurs biens fondés, de la facilité de mise en place, des gains de productivité et qualité et de l’impact direct sur leur travail.

Imaginez, vous demandez à des développeurs, souvent en place depuis plusieurs années de :

  • changer leur façon de développer, cela pourrait laisser penser qu’ils ne savent pas développer,
  • écrire des tests unitaires et d’intégration, ce qui va leur demander plus de temps, et donc faire baisser leur productivité,
  • suivre leur projet sur un serveur d’intégration et corriger toute erreur en priorité si le cas se présente, ce qui signifie que corriger un serveur de build est plus important qu’une fonctionnalité métier,

Il est clair que si l’on évoque ces trois points, la qualité du code source et l’intégration continue ne semblent pas apporter de productivité aux développements, bien au contraire.

Mais lorsqu’on connait les 3 points suivants, les premiers commentaires semblent bien négligeables, face aux avantages accumulés :

  • Un développeur passe 80% de son temps à lire du code et 20% à en écrire, il a donc tout intérêt à avoir un code lisible et rapidement compréhensible, pour diminuer son temps de lecture et augmenter son temps d’écriture,
  • Les tests permettent d’être informé de la moindre régression dans le code et de modifier à loisirs et sans doute du code existant afin de l’améliorer,
  • Le serveur de build informe, en temps quasi-réel, de l’état du projet et des tests pour l’ensemble des acteurs du projet, afin de corriger une erreur au plus tôt et de ne pas attendre d’être en production pour corriger une faille passée au travers des tests métiers,

Pour une société qui ne maitrise aucun des points cités précédemment, les gains de productivité peuvent atteindre 300%, voire plus si le code est réellement catastrophique ou si l’intégration de nouveaux développeurs est importante. Vous me direz alors, 300%, c’est énorme. En fait à y réfléchir, ces 300% ne sont pas très important, c’est principalement la productivité de départ qui est très faible. Car bien souvent, si vous n’avez pas de qualité du source code ou d’intégration continue, vous empilez les bugs, vous multipliez les copier-coller de peur de modifier l’existant, vous passez votre temps à lire et vérifier une implémentation…

Mais rappelez-vous, pour mettre en place les bons process de développements, le plus important n’est pas la technique, c’est l’accompagnement au changement. Soyez sur d’avoir les bonnes personnes pour vous aider.

Scrum, XP : A qui profite l’agilité ?

Il y a un très bon article dans le magazine Programmez du mois de Juin 2009 qui décrit Scrum, XP et la journée d’un développeur agile.

Formé à l’ancienne sur des méthodes de cycle en V, et ayant appliqué XP de manière intensive, j’étais dubitatif mais enthousiaste et intéressé par les nouvelles méthodes agiles, Scrum plus particulièrement. Je ne pensais cependant pas que la nature des concepts était si révolutionnaire que cela.

Pratiquant Scrum depuis maintenant 6 mois dans ma nouvelle entreprise, je dois dire que l’ensemble de mes concepts a été remis à zéro, sur de nouvelles bases, et de nouvelles méthodes. Et après ces 6 mois, je peux dire que mon opinion est faite. Scrum est une des meilleures méthodes de développement logiciel actuelles. Il était temps que l’informatique innove pour s’améliorer. Maintenant les entreprises vont devoir intégrer les méthodes, c’est un point plus difficile.

Mais revenons au titre de mon sujet. A qui profite l’agilité ?

Vraisemblablement, pour Programmez, la personne bénéficiaire est le développeur, et puisqu’il est plus productif, par conséquent, son employeur l’est également. Mais commençons avec le développeur.

Le développeur

Par un développement progressif, auxquels se succèdent tests unitaires, tests d’intégration et couverture de code, puis compilation sur un serveur de référence, le développeur gagne en retour, positif ou négatif, sur son travail. Il est alors mieux à même de connaître les impacts de ses nouveaux développements sur le code existant. Il est plus sûr de lui, plus confiant et donc plus à même de modifier, d’améliorer et progresser dans son travail. Le gain de productivité est très important. Avec la démonstration de son travail à la fin de chaque itération, les progrès sont concrets et perceptibles immédiatement par le métier, une relation de confiance s’instaure, la compréhension des partenaires métier et technique s’intensifie. La qualité des développement s’améliore.

L’architecte

L’architecte n’ayant « qu’à » dessiner les bases de l’application sur des besoins réels immédiats, en préservant tout de même des choix en cas de modifications ou d’améliorations importantes, il évite un travail d’approfondissement contraignant, souvent inutile et trop abstrait, et couteux en temps. Cette agilité lui permet donc de s’économiser pour travailler sur des tâches réellement importantes et à retour sur investissement court. Il gagne beaucoup en productivité. Le logiciel perd en complexité inutile et préméditée.

Le chef de projet

Il est difficile de définir un chef de projet en utilisant des méthodes agiles comme Scrum. On peut le confondre avec un ScrumMaster et/ou un chef d’équipe. Il peut également être assimilé à l’architecte. Cependant en faisant interagir les membres de son équipe comme un tout, directement avec le métier, la transmission de la connaissance et la fluidité de la communication lui permettent de diminuer les risques d’erreur ou d’incompréhension métier et/ou technique. Toutes questions étant posées lors des réunions quotidiennes et/ou lors des réunions de planning. Les temps morts, retours en arrière, frustation sont diminués, l’équipe gagne en productivité et connaissance métier, le chef de projet gagne en sérénité.

Le chef de produit

Celui-ci s’exprime directement avec les développeurs lors des plannings et démonstrations. Il est a même d’expliquer ce qu’il attend, ce qui va et ce qui ne va pas dans ce qui a été produit. Il fournit ainsi un dialogue direct qui permet aux développeurs de comprendre plus facilement ce qui doit être fait et comment. Avec des déploiement fréquent, il reçoit également son logiciel dans des délais plus courts et en fonction de besoins réels immédiat. Son équipe gagne en productivité, par l’utilisation de fonctions développées en priorité, selon ses propres recommandations. Il gère mieux son travail, celui de son équipe et le futur de son organisation. La productivité métier est accrue.

Les décideurs

Le premier objectif des décideurs dans l’application des méthodes agiles est d’augmenter la productivité des développeurs pour que ceux-ci augmentent la productivité du métier, et afin que ces derniers augmentent le chiffre d’affaire et surtout le bénéfice de l’entreprise. Si la productivité des développeurs est assurée, celle du métier sera alors encore plus importante, le pari est donc gagné.

Mais revenons sur le terme de l’agilité. Le fait que le retour sur investissement (ROI) avec les méthodes agiles soit court, 2 à 3 semaines, va permettre aux décideurs de pouvoir décider (c’est leur métier après tout) et faire appliquer leur décision sur des cycles plus courts, vraisemblablement une à deux itérations. Ils pourront ainsi s’adapter plus rapidement aux marchés et emprunter des chemins aujourd’hui impossibles sur des méthodes traditionnelles, type cycle en V.

Reprenons le schéma que j’avais fourni lors d’un précédent post : Scrum : De l’intérêt des méthodes agiles

Comparaison des coûts de production et productivité entre Scrum et méthode standard

Comparaison des coûts de production et productivité entre Scrum et méthode standard

Ce schéma montre les coûts de production logiciel et la productivité du métier.

Dans le cas de développement avec la méthode de cycle en V (ligne verte), le décideur n’a d’autres choix que d’attendre le déploiement du logiciel en production avant de placer ses équipes sur un autre développement, plus stratégique (sauf à retirer quelques ressources, mais en impactant le planning de déploiement de son logiciel en cours).

Avec les méthodes agiles, le métier est plus productif dès la seconde itération (ligne rouge). Si le décideur choisit d’interrompre les développements logiciels, il peut le faire, premier point, mais il peut également calculer le gap entre la productivité actuelle et maximum du métier avec les développements restants et choisir de réorienter une partie ou l’ensemble de son équipe sur des points plus stratégiques.

En définitive, s’il est un acteur de l’entreprise qui gagne en agilité avec les méthodes agiles, c’est le décideur. Des décisions en connaissance de cause, moins pénalisante, plus stratégique, plus rapide et plus efficace.

L’agilité est aux décideurs. A eux de faire les bons choix.

France – Canada : Banques et Telecom

Un petit billet pour faire une comparaison des offres que l’on trouve au Canada comparé à la France dans le domaine bancaire et dans les telecoms.

Une banque chère et limitée

Avant d’arriver au Canada, nous avons recherché un établissement financier, afin de pouvoir transférer des fonds rapidement et limiter les frais internationaux de paiement Martercard. La surprise était tout d’abord agréable, puisqu’il était possible de créer un compte bancaire sur Internet, même s’il fallait tout de même se rendre en agence à la fin pour signer le contrat. Cependant arrivé au Canada et ayant pris rdv avec la banque, nous nous sommes aperçu que la demande ne leur était pas arrivé, alors que nous avions reçu confirmation par email. C’est du plus mauvais effet. Et ce défaut s’est également vérifié avec notre deuxième banque, leurs services Internet ne sont pas au point.

Une fois toutes les procédures terminées, nous recevons notre belle carte plastique, mais à venir chercher à l’agence ouverte de 8h à 16h du lundi au vendredi. Donc il faut prendre une ou deux petites heures sur son temps de travail. Pas du meilleur effet non plus.

Mais quand on s’aperçoit que la belle petite carte en plastique n’est ni une VISA, ni une Mastercard, ni rien d’autre qu’une vulgaire carte bleue classique, çà en devient décevant. Quand en plus on vous dit que vous ne pouvez faire des retraits sans frais que dans les distributeurs de l’agence et que celle-ci (Banque Nationale du Canada, tout de même) n’en compte que 2 dans toute la ville, c’est à la limite de l’insulte.

Ensuite comme vous en avez surement l’habitude en France, vous vous dites que vous allez faire vos paiements principaux (location de maison, paiement de la nounou…) par virement. Mais que nenni, cette banque ne permet des virements que dans la même banque et par téléphone uniquement (même si ceux-ci sont exécutables jusqu’à 23h). C’est à la limite du ridicule. Allez, on change de banque.

Chez la Royal Bank of Canada, cette fois-ci, tout se passe un peu mieux. Même si la carte VISA est dissociée de la carte bleue, elle est gratuite, grace à une offre nouvel adhérent. Ce qui est limite, c’est que les paiements se font sur un compte différent, sur lequel vous devez placer une avance de 1000$ non utilisable pendant les 6 premiers mois et que le compte s’affiche en négatif dans votre espace Internet lorsqu’il est créditeur. Vous vous y perdez complètement. Et en plus vous devez l’alimenter régulièrement manuellement si vous faites des paiements avec votre VISA. Une horreur.

Et dire que beaucoup de canadiens ont entre 3 et 7 cartes VISA, Mastercard et autres. Je ne vous dis pas les frais bancaires inutiles…

Telecom, la misère très chère

Du côté des Telecom ce n’est guère mieux. On ne devrait pas se plaindre de ce que nous avons en France.

Premièrement côté mobile, c’est très cher, environ 20$/mois pour un abonnement sans heure incluse, et plutôt 40$ pour une heure. Attention, les appels reçus sont généralement comptés dans l’heure incluse. Donc au final, pour 40$ vous avez 30 min en appel et 30 min en réception, grosso modo. Et si vous cherchez des forfaits plus confortables, il va falloir y mettre le prix.

Et histoire de ne pas avoir trop de concurrence entre eux, certains opérateurs comme Sasktel ne permettent pas d’utiliser des téléphones portables « ordinaires », c’est à dire vous insérez la puce et çà marche. Non, ils ont leur propre système de puce, donc vous ne pouvez pas utiliser votre téléphone chez un autre opérateur, ni utiliser votre ancien téléphone en arrivant chez eux. Faut acheter (très cher, bien sur), un point c’est tout.

Deuxièmenet pour les forfaits Internet et téléphone, ce n’est pas mieux. Ok vous avez des offres TriplePlay, mais la moyenne de débit est dans les 5Mo/s et très souvent limité en quantité de données par mois (genre 5 ou 10Go). Et le forfait de base commence souvent à 50$ pour 2Mo. Et monte dans les 100 ou 150$ si vous voulez le top du top, c’est à dire le classique de chez nous, 20Mo/s, TV 150 chaines. Aucun pays en illimité pour le téléphone, uniquement le Canada…

Alors chers français, vous vous plaignez, mais appréciez déjà ce que vous avez.

PS : Petit point à préciser, certains opérateurs brident ou interdisent l’utilisation des logiciels P2P. Merci le Canada.

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